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Centrafrique : Le ministère des transports s’indigne face à la spéculation des prix des transports en commun

Centrafrique : Le ministère des transports s’indigne face à la spéculation des prix des transports en commun

Centrafrique : Le ministère des transports s’indigne face à la spéculation des prix des transports en commun

BANGUI, le 09 avril 2020, (RJDH)—L’arrêté interministériel visant à limiter le nombre de passagers en vue de lutter contre la propagation de Covid-19 souffre d’applicabilité. Faute de mesures d’accompagnement, les conducteurs de taxi, bus et moto continuent de spéculer unilatéralement sur les prix de transport au grand dam de la population. Pour le Directeur de transport de surface, Nono Wenceslas Nguelekoumon, il n’y a aucune raison pour ces gens de spéculer sur les prix des transports en commun.

Malgré les multiples appels à l’ordre des autorités compétentes, le prix de transport en commun est passé au double, une décision unilatérale des conducteurs faute de mesures d’accompagnement au sujet de la restriction du nombre de passagers. « Là, ce sont les conducteurs et les receveurs qui ont provoqué cela. Il n’y a aucun texte qui est pris au niveau du ministère de transport pour l’augmentation du prix de transport », c’est en ces termes que le Directeur de transport de surface, Nono Wenceslas Nguelekoumon, au ministère de transport dénonce le comportement réfractaire des conducteurs de bus et taxis.

Cet arrêté interministériel en son article 2, prévoit également le port obligatoire de masque et de gant pour les transporteurs et les personnes à bord de ces engins, disposition qui aujourd’hui est relayé  au second plan. Ceci, au vu et au su des éléments de la Police et de la Gendarmerie déployés sur le terrain. Nono Wenceslas se réfère au texte à son article 4: « Le ministère du transport ne se substitue pas à la Gendarmerie et à la Police. Tout ce qui est réglementation, on le fait. La mise en application ne dépend pas de notre département mais relève plutôt de la compétence de ceux qui font la répression sur la route ».

Les dispositions de cet article deux selon le directeur de transports de surface  vise à  protéger les chauffeurs et les receveurs pour qu’ils ne puissent pas être contaminés et de contaminer à leur tour les autres.

Pour les conducteurs, les dispositions prises par les autorités n’ont rien prévu comme mesures d’accompagnement pouvant leur alléger la tâche. Le gouvernement y réfléchi, répond Nono Wenceslas. « Nous avons initié un scénario pour voir dans quelle mesure, le gouvernement peut accompagner ou d’alléger les charges des véhicules pour permettre à la population de bien circuler. Et ce scénario, c’est déjà sur la table du gouvernement. Et dans les jours à venir, des textes vont tomber pour essayer d’alléger le coût de transport et de permettre aux propriétaires de véhicules et aux chauffeurs de bien faire leurs activités », a fait mention  Nono Wenceslas Nguelekoumon.   

De l’avis de certains observateurs, la problématique d’applicabilité des dispositions de cet arrêté interministériel face à la position réfractaire des conducteurs de taxis, bus et moto à trouver un palliatif à combler leur manque à gagner prouve à suffisance la fragilité de l’autorité de l’Etat.  Ce qui  suscite déjà des interrogations au sujet de plausibles mesures drastiques à prendre suivant l’évolution de la maladie dans le pays. Lesquelles mesures doivent être appliqué par la population afin de barrer la route  à la propagation de Covid 19, dont la lutte s’avère utile pour la santé publique.

Cyrille Wegue

RJDH