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Centrafrique : Reporters Sans Frontières présente un paysage médiatique dans un contexte socio-politique difficile

BANGUI, le 11 Janvier 2024(RJDH)—Le paysage médiatique centrafricain évolue dans un contexte socio-politique difficile, présente Reporters Sans Frontières dans un rapport rendu public ce début de l’année 2024. Le rapport présente plusieurs contraintes liées au travail des journalistes centrafricains mêmes si aujourd’hui, on constate zéro journaliste en prison.

Reporters sans frontières dans ce rapport a mis un accent particulier sur le paysage médiatique centrafricain dans un contexte socio-politique difficile, « le manque de moyen, les journalistes centrafricains évoluent dans une très grande précarité », a fait savoir RSF

Ce rapport note à cet effet, l’influence des médias publics et qui demeurent toujours sous l’ordre de l’exécutif, plus précisément la Radio nationale (radio Centrafrique) et la Télévision nationale.

Avec seulement deux chaines de télévision, « on note une dizaine de radios stations sur l’ensemble du territoire. La radio Ndékéluka est classée en premier lieu comme l’un des rares médias à diffuser une information respectueuse des faits  et des sources, à l’instar du Réseau des journalistes pour les droits de l’Homme (RJDH) et de quelques associations des blogueurs et fact-checking  qui font régulièrement l’objet de pressions », présente-t-il.

A côté, il y’a la presse écrite avec une soixantaine de titres qui se résume souvent à des articles d’opinion, des rumeurs ou encore des campagnes calomnieuses, cite le Reporter Sans Frontière. 

RSF a cité également le Haut conseil de la Communication ; cet organe de régulation est souvent accusé par la profession de procéder à des sanctions arbitraires, bien qu’une nouvelle loi sur la liberté de la communication ait été adoptée et promulguée en 2020, en remplacement d’un texte qui datait de 2005.

Enfin, il relève de ce rapport  et dans  les différents domaines selon les indicateurs, à savoir : politique, économique, législatif, social et sécuritaire et à ce premier mois de l’année 2024, zéro journaliste tué, zéro détenu à ce jour.

Christelle Fandoma.

RJDH

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